N’arrêtez jamais d’apprendre !
Les marchands modifiaient ou transformaient les anciens chiffres pour gonfler les montants ou tromper les clients.
Avant les chiffres arabes, on utilisait des systèmes comme les chiffres romains. Leur forme simple permettait parfois de rajouter des traits ou des signes pour augmenter discrètement une somme : par exemple, transformer un “I” (1) en “II” (2), ou un “V” (5) en “VI” (6).
Sur les factures, contrats ou billets, il suffisait d’un petit ajout ou d’une rature pour modifier la valeur sans que le client s’en rende compte. C’est en partie pour limiter ces manipulations qu’on a inventé des écritures plus complexes ou des mentions en toutes lettres.
Au Moyen Âge, certains marchands malhonnêtes utilisaient même de la cire ou de la suie pour effacer ou modifier les chiffres sur les tablettes de comptes !