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Les anciens rédigeaient les contrats en doublon ou utilisaient des techniques physiques comme le pliage et les sceaux pour empêcher la fraude.
Pour éviter les falsifications, les contrats étaient souvent écrits deux fois sur le même document : une version visible et une cachée, séparées par un pli ou une découpe spéciale. On scellait ensuite le tout avec de la cire ou de l’argile.
En cas de doute, il suffisait de déplier ou casser le sceau pour vérifier que la version cachée correspondait bien à la version visible. Cette méthode rendait la modification d’un contrat quasiment impossible sans laisser de traces évidentes.
On retrouve ce système chez les Égyptiens, les Romains ou au Moyen Âge, et il s’appliquait aussi bien aux ventes, testaments ou reconnaissances de dettes.
Au Moyen Âge, certaines chartes étaient découpées en zigzag (« chirographes ») : chaque partie gardait un morceau, et seul l’ajustement parfait des deux moitiés prouvait l’authenticité du contrat !