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Avant les tubes, les peintres préparaient eux-mêmes leurs couleurs en broyant des pigments et en les mélangeant à de l’huile ou d’autres liants.
Jusqu’au XIXe siècle, il n’existait pas de peinture prête à l’emploi. Les artistes devaient écraser des pigments naturels (minéraux, plantes, parfois même insectes !) et les mélanger à des liants comme l’huile de lin, le jaune d’œuf ou la gomme arabique.
Ce travail minutieux se faisait souvent chaque matin, car la peinture séchait vite. Certains ateliers employaient même des assistants chargés exclusivement de préparer les couleurs !
L’invention du tube de peinture, vers 1841, a révolutionné la pratique : les artistes pouvaient enfin peindre en plein air et gagner un temps précieux.
Le bleu outremer, très prisé à la Renaissance, était obtenu à partir du précieux lapis-lazuli… et valait parfois plus cher que l’or !