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Avant les pigments chimiques, on fabriquait les couleurs à partir de minéraux, plantes, animaux ou terres naturelles.
Jusqu’au XIXe siècle, chaque couleur provenait d’une source naturelle bien précise. Le bleu pouvait venir du lapis-lazuli (une pierre semi-précieuse), le rouge du cochenille (un insecte), le jaune du curcuma ou de l’ocre (une terre colorée), et le noir du charbon de bois. Les artisans broyaient, filtraient et mélangeaient ces matières avec de l’huile, de l’eau ou du blanc d’œuf pour obtenir de la peinture, de l’encre ou des teintures textiles. Les couleurs étaient donc rares, souvent chères et pouvaient varier selon l’origine des matières premières.
Le bleu outremer, fabriqué à partir de lapis-lazuli importé d’Afghanistan, valait jadis plus cher que l’or : c’est pourquoi il était réservé aux tableaux religieux ou aux manteaux de la Vierge Marie !