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La couche d’ozone est plus fine au-dessus de l’Antarctique à cause du froid extrême et de réactions chimiques spécifiques qui détruisent l’ozone au printemps austral.
Chaque hiver, l’Antarctique devient le théâtre d’un phénomène unique : le froid intense (–80°C) favorise la formation de nuages spéciaux dans la stratosphère. Sur ces nuages, des substances chimiques issues principalement des gaz CFC libèrent du chlore au retour du Soleil au printemps.
Ce chlore attaque alors massivement l’ozone, provoquant un “trou” saisonnier bien plus marqué qu’ailleurs sur la planète. C’est cette combinaison de froid, obscurité puis brusque ensoleillement et de pollution humaine qui rend la couche d’ozone si vulnérable au-dessus du pôle Sud.
Le “trou” d’ozone de l’Antarctique a été découvert par hasard dans les années 1980 : au début, les scientifiques croyaient à une erreur de leurs instruments !