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Le krill survit dans l’obscurité totale de l’hiver polaire en ralentissant son métabolisme et en se nourrissant d’algues cachées sous la glace.
Le krill antarctique, minuscule crustacé essentiel à la chaîne alimentaire, fait face à des mois sans lumière ni phytoplancton en hiver. Pour tenir le coup, il ralentit fortement son activité et puise dans ses réserves de graisse.
Mais il ne jeûne pas complètement : il racle la face inférieure de la banquise pour y trouver de minuscules algues qui subsistent dans des poches d’eau, invisibles à l’œil nu. Cette adaptation lui permet de survivre là où la plupart des animaux mourraient de faim, jusqu’au retour du soleil et de l’abondance.
Le krill peut parfois rétrécir volontairement durant l’hiver pour économiser de l’énergie : il « dévore » ses propres muscles, puis reprend sa taille au printemps !