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Parce que, sur beaucoup d’orgues anciens, les couleurs des touches étaient inversées pour mieux distinguer les notes dans des lieux parfois sombres.
Contrairement au piano moderne, où les touches blanches forment la base et les noires les altérations, certains orgues, surtout anciens ou baroques, présentent l’inverse : touches principales noires, touches altérées blanches.
Cette inversion était une tradition dans plusieurs régions d’Europe, notamment en Allemagne et dans le nord. Elle facilitait la visibilité et la reconnaissance tactile pour l’organiste, surtout dans les églises peu éclairées. Parfois, c’était aussi une question d’esthétique ou de prestige, en utilisant des essences de bois rares et contrastées.
Ce choix n’a donc rien d’un hasard : il répondait à des besoins pratiques et culturels d’une époque.
Certains orgues historiques inversaient aussi les couleurs… différemment sur chaque clavier, pour que l’organiste ne se trompe pas quand il changeait de rangée en plein morceau !