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Le japonais n’est pas une langue tonale car son système linguistique s’est développé différemment du chinois, sans utiliser les tons pour distinguer le sens des mots.
Dans le chinois, la hauteur de la voix (les tons) change le sens d’un même mot : par exemple, « ma » peut vouloir dire « maman », « cheval » ou « insulter » selon le ton utilisé.
En japonais, la différence de sens entre les mots ne repose pas sur les tons, mais surtout sur l’ordre des sons (les syllabes) et parfois sur l’intonation de la phrase entière, pas de chaque mot. Historiquement, la langue japonaise s’est structurée autour d’un système de moras (unités rythmiques), et non de tons distinctifs.
Le japonais possède bien quelques variations d’intonation appelées « accent de hauteur », mais elles n’ont pas le même rôle central que les tons en chinois : elles ne servent pas à distinguer systématiquement le sens des mots.
Il existe des dialectes japonais (comme à Osaka) où l’accent de hauteur est plus marqué, mais même là, il n’atteint jamais la complexité des tons chinois, qui peuvent aller jusqu’à 9 dans certains dialectes !